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H.B.over-blog.com une vie à Valréas

chronique de la vie Valréassienne

L'âme et la vie

Publié le 23 Janvier 2014

On sait par expérience que l'homme dont la seule référence est l'extériorité ne se contente jamais de ce qui est simplement nécessaire. Il tend toujours plus loin vers le meilleur, qu'il cherche, restant fidèle à son préjugé toujours à l'extérieur.

Il oublie complètement que lui-même, en dépit de tout succès extérieur, reste intérieurement toujours le même; c'est pourquoi il déplore toujours sa pauvreté quand il ne possède qu'une automobile au lieu d'en avoir deux comme la plupart des autres.

Il est certain que la vie extérieure de l'homme est susceptible de bien des améliorations et des embellissements, mais ils perdent de leur importance dans la mesure ou l'homme intérieur ne marche pas du même pas.

La saturation de tout ce qui est "nécessaire" est certainement une source de bonheur qu'il ne faut pas sous-estimer, mais au delà, l'homme intérieur pose ses exigences que nul bien extérieur ne peut apaiser. E t moins on écoute cette voix, parce qu'on est à la chasse de splendeurs de ce monde, plus l'homme intérieur devient la source de désagréments et de malheurs, incompris au sein de conditions de vie qui permettraient d'envisager tout autre chose.

L'extériorisation devient une souffrance incurable parce que nul ne peut comprendre comment on pourrait souffrir de soi-même. Personne ne s'étonne de son instabilité : on la considère comme son bon droit et l'on ne pense pas que l'unilatéralité de son régime spirituel aboutit finalement aux plus graves troubles de l'équilibre.

C'est ce dont souffre l'occidental et il n'a nul repos, tant qu'il n'a pas contaminé le monde entier de l'agitation de son désir.

C.G.JUNG

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maevina 23/01/2014 15:23

il est difficile pour certains de résister à cet extérieur qui crée les besoins, suscite les envies et favorise les désirs